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L'observatoire herpétologique de Bretagne dont fait partie Bretagne vivante, inventorie la population de Vipère péliades chaque année. Cette vipère est la seule des quatre espèces françaises présente dans la région. Son aire de répartition est large, mais la densité des individus est parfois très faible et l'espèce est désormais considérée comme menacée. Elle est d'ailleurs totalement protégée. Elle est certes venimeuse, mais n'est pas agressive et les morsures sont exceptionnelles (et se soignent bien).
La Vipère péliade mesure en moyenne une soixantaine de centimètres ; on la reconnait à ses pupilles fendues verticales ; sa courte queue. Ses écailles marron et noires pourraient la faire ressembler à certaines couleuvres. La femelle est très territoriale, installée une fois pour toutes dans un lieu, une lisière de préférence : haie bocagère, talus, bord de forêt, ou un milieu ouvert, mais avec des abris comme la lande... Il faut qu'elle puisse à la fois s'exposer au soleil (c'est un animal à sang froid qui doit donc se "réchauffer"), se nourrir (de petits rongeurs, occasionnellement des insectes et amphibiens) et s'hydrater. Après l'hibernation, les mâles se ressourcent, muent, puis se mettent en quête pour se reproduire, vers février – mars. C'est la meilleure période pour les observer quand le soleil brille et que la végétation les cache moins. Les femelles en gestation gardent leurs œufs (sept en moyenne) à l'intérieur de leur corps pendant trois à quatre mois environ. La mise bas a lieu en août. Les vipéreaux sont alors à la merci des prédateurs, oiseaux ou sangliers.
Dans le Finistère, les milieux les plus sauvages sont les plus habités par ce serpent : les monts d'Arrée, le Cap Sizun et la presqu'île de Crozon.
Comme la Vipère péliade est très territoriale et inféodée à un milieu particulier, elle est plus vulnérable aux destructions de son habitat et au recul des milieux sauvages. C'est ainsi que la population s'est réduite jusqu'à faire l'objet d'un plan national d'action, lancé en 2025. Bretagne vivante le décline en Bretagne jusqu'en 2030. Il consiste à recenser les mesures déjà prises en faveur des vipères par des associations naturalistes, mais aussi des agriculteurices, des agents de collectivités, etc. Les méthodes et actions seront recensées et détaillées dans des fiches techniques. Ensuite, l'association proposera des formations à toutes les personnes concernées par la gestion de réserves, d'espaces verts ou d'exploitations agricoles pour éviter de nuire à la Vipère péliade.



