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Pour le moment, sur les 12 millions d'euros de droits payés à la Sacem par les diffuseurs bretons chaque année, une petite partie seulement revient aux acteurs de la musique en Bretagne, explique l'artiste Brieg Guerveno. Pourquoi? Parce que la plupart des musiques diffusées dans le pays ne sont pas produites en Bretagne. Faisons bien le distinguo: on ne parle pas forcément de biniou-bombarde, mais aussi de toute la pop, funk, rock, électro etc qui sont produits par les bretonnes et les bretons. Une association va bientôt voir le jour pour défendre les droits des breton.nes en matière de diffusion et production musicale: Musiques en Bretagne.
Pour Romain Sponnagel du label Arfolk, un des derniers irréductibles, les plateformes ont aussi leur rôle à jouer dans la diffusion et la redistribution des droits. "Plus la plateforme est grosse, moins les artistes récupèrent d'argent. Quand on a le monopole, on a de quoi négocier à son avantage...". Un collectif de musiciens et musiciennes, labels, producteurices et autres professionnels de la musique compte bien faire bouger les choses. Ils et elles répondent à l'invitation de Brieg Guerveno le 5 juin prochain à Bégard, pour l'Assemblée Générale fondatrice de l'association Musiques en Bretagne. Cette rencontre marquera la naissance officielle d’une structure dédiée à la valorisation, à la diffusion et au rayonnement des musiques produites en Bretagne (chants, pop-rock, traditionnelle, jazz, classique, électro, punk, métal, rap...) ainsi qu’au soutien des artistes du territoire.
Le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray l'a annoncé au groupe d'études langues et cultures régionales de l'Assemblée nationale mercredi 20 mai: les lycéennes et lycéens pourront passer une épreuve de spécialité en langue régionale à-partir de 2028. Pour Renan Kerbiquet de l'Association Kelennomp, "c'est un premier pas vers une réelle reconnaissance des langues régionales". Il ajoute en revanche que des modalités de corrections de ces épreuve vont devoir être mises en place, ce qui demandera du personnel qualifié... Soulignant également que le rapport sénatorial de la commission d'information sur l'évaluation de la loi Molac publié en octobre 2025 par les sénateurs Karine Daniel et Max Brisson contient 22 autres recommandations intéressantes. Du pain sur la planche, il y a !
Une table-ronde est organisée à cette occasion "5 ans après la loi Molac, on fait quoi maintenant?" aura lieu au festival de la langue bretonne Gouel Broadel ar Brezhoneg samedi 27 mai, au manoir de Kernault.
Voilà ce que confient beaucoup de femmes à Maelaig, travailleuse sociale à l'Ecoutille à Lorient. Avec la Sauvegarde 56 et le CIDFF, elle accompagne tout au long de l'année des centaines de personnes victimes de violences sexistes et/ou sexuelles dans le cadre intra-familial ou au travail. A ses côtés, une juriste, une psychologue, une assistante sociale et d'autres salariées pour informer les personnes de leurs droits. Les professionnelles peuvent les accompagner pour porter plainte et effectuer les démarches pour se mettre à l'abri. Tout le monde est bienvenu.e, à-partir de 18 ans -et elles ont même un coin d'accueil pour les enfants pendant que l'adulte est à son rendez-vous.
L'Ecoutille: 21 rue Jules Le Grand, sur rendez-vous au 02 97 63 52 36
Si vous habitez ailleurs, il y a certainement un siège ou une permanence pas trop loin: https://fncidff.info/trouver-mon-cidff/
Reko Clem: Raphaë et nui Selkie, Late July



